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Maladies des poissons


Faisons le tour des maladies les plus rencontrées chez les aquariophiles et surtout, quels traitements utiliser pour soigner nos poissons.

Nous resterons dans un vocabulaire simple et pratique.

LES BLESSURES

Bien qu'il ne sagisse pas d'une maladie, une blessure non soignée peut être le point d'entrée de toutes sortes de pathologies. Aussi, mieux vaut agir rapidement.

Les poissons les plus exposés sont les bagarreurs (cichlidés) les poissons de bassin (blessures d'animaux ou sur des éléments naturels) et les poissons fouisseurs.

Les blessures sont faciles à soigner si l'on agit rapidement.

 Sortir le poisson de l'eau et le maintenir à plat sur un torchon humide. Avec un coton-tige, passer de la bétadine sur la plaie. Ajouter une double dose de conditionneur d'eau dans le bac qui aide à la cicatrisation et recouvre la peau d'un gel protecteur.

Les plaies cicatrisent en général assez vite, le traitement peut être répété plusieurs fois.

En ce qui concerne les barbillons ou moustaches des poissons de fond, ils repousseront après cicatrisation.

Les blessures anciennes sont généralement impossibles à soigner et laissent le poisson amputé.

Certains éleveurs ajoutent également par sécurité un désinfectant général; peut être une des seules utilisations efficaces de ces produits.

 

POURRITURE DE LA BOUCHE

Le nom de cette maladie alimente une confusion répandue. Moisissure fait penser à champignon et champignon à traitement anti fongique. Hors, ces produits sont inutiles pour cette maladie puisqu'elle est provoquée par une bactérie.

La maladie se déclenche comme souvent après un stress, une qualité d'eau douteuse et est aggravée par une temperature élevée. Le traitement passe donc par un anbacterien aquariophile (jbl furanol, esha 2000) ou par un antibiotique délivré par un veterinaire mais dont il est difficile de trouver le bon dosage (tetracyclines, sulfamides).

Quand la maladie est traitée rapidement, la guérison est tout à fait possible. En cas de prise en compte tardive, la mortalité est quasi certaine.

 

EXOPHTALMIE:

Il arrive qu'un oeil, parfois les deux yeux grossissent démesurément. C'est une exophtalmie. Les poissons les plus atteints sont les cichlidés et les poissons d'eau froide. L'origine est méconnue, et il arrive que la guérison se produise seule. En cas d'agravation, d'autres symptômes apparaissent.

Souvent, les paramètres de l'eau sont médiocres et les symptômes disparaissent après avoir rétablie une bonne qualité. II est toutefois possible d'ajouter par précaution un desinfectant général.

 

HYPOXIE:

C'est à dire asphyxie. Le plus souvent, c'est le milieu qui est en cause (mauvais brassage et mauvaise oxygenation de l'eau, eau trop chaude donc oxygène raréifié, accentué parfois par un temps très orageux, nitrites dans l'eau qui gênent les échanges gazeux dans les branchies...)

Les poissons morts sont retrouvés la bouche totalement ouverte et bloquée.

Attention, la colonnie bacterienne du filtre peut être détruite par le manque d'oxygène obtenue habituellement par la circulaton de l'eau sur les masses filtrantes.Tous les problèmes techniques et chimiques doivent être rétablies au plus vite. La mortalité dépendra de la rapidité de réaction et de la gravité des paramètres de l'eau.

 

ULCERES:

Nous ne parlons pas ici des plaies "mécaniques" mentionnées plus haut. Il arrive qu'un poisson présente des boutons, des cratères ou des plaies moins régulières mais qui s'approfondissent. Il faut immédiatement penser à la virose printanière de la carpe, bien que quelques races exotiques puissent en être atteints.

Rapidement il faut à nouveau sortir le poisson, gratter délicatement les plaies, et les badigeonner de bétadine. Certains conseillent de brûler la plaie en y laissant quelques minutes du gros sel. Le poisson semble souffrir de cette solution même si elle fonctionne assez bien.

Il est également possible de tenter de soigner la plaie à l'aide d'huiles essentielles cicatrisantes. On a pu constater une guérison particulièrement rapide mais non systématique. La qualité des huiles est sans doute à mettre en cause.

Enfin, desinfecter le bac soit au sel, soit avec un desinfectant général de l'eau. La guérison est très lente, mais presque certaine. Les cratères disparaissent peu à peu et deviennent totalement invisibles.

Il se peut que certains symptômes identiques aient pour cause une bactérie. Aussi, après avoir tenter les solutions ci-dessus, faire un traitement antibiotique du bac ou du bassin, en se souvenant des conséquences pour la faune bacterienne du filtre.

Quand c'est possible, il est toujours préférable de traiter le poisson infecté dans des bains à l'écart des autres. Ainsi, l'équilibre de l'eau n'est pas mise en danger et les doses de médicament peuvent être augmentées.

 

LA TUBERCULOSE DU POISSON:

Maladie très difficile à diagnostiquer tant elle peut avoir de symptômes visibles. ( assombrissement des couleurs, amaigrissement, déformations, lésions...) La guérison est impossible mais nous en parlons car il s'agit d'une zoonose.

Pas de panique, non seulement cette maladie n'est pas fréquente mais en plus, il faut que la maladie puisse pénétrer dans le corps humain. Pour cela, la bactérie a besoin d'un point d'entrée (plaie ouverte ou mal cicatrisée). On en revient donc toujours à la prévention: gants, lavage des mains avant et après contact avec l'eau et élimination des poissons contaminés.

La guérison est longue, à base d'antibiotiques mais ne met pas la vie du malade en danger. Le medecin rencontre rarement cette maladie, il est sage de l'avertir que vous avez un aquarium.

 

POINTS BLANCS:

On distingue deux "points blancs" différents: l'oodinium et l'ichtyo

l'oodinium est peu répandue en eau douce, beaucoup plus en eau de mer. Les points blancs sont tellement serrés et nombreux qu'ils forment comme un voile sur le corps.

Le traitement thermique et au sel est recommandé.

L'ichtyo, beaucoup plus répandue se manifeste par des points blancs assez gros et dispersés sur le corps. Il s'agit d'un protozoaire. Voir la rubrique "TRUCS ET ASTUCES"

Le traitement chimique le plus éfficace semble être EXIT. Beaucoup d'anti-points blancs sont extremement dilués et peu utiles.

Il semble que tous les poissons sont porteurs de ces protozoaires mais la maladie se déclenche après un choc. Le plus souvent, c'est une baisse brutale de la température, un stress ou une infection secondaire d'une autre maladie. Dans ce dernier cas, il faudra combiner produit anti points- blancs et médicament adapté à la première infection. On peut mélanger EXIT et ESCHA 2000 pour obtenir une action à très large spèctre.

 

POUX et VERS ANCRES:

Assez rares, ces deux bestioles sont visibles à l'oeil nu. Le traitement consiste à retirer les animaux avec une pince à épiler, desinfecter les plaies et faire un vide sanitaire du bac.

Certains utilisent un produit anti escargot. Ce produit a cependant des effets secondaires souvent graves et l'action est incertaine.

 

POURRITURE DES NAGEOIRES:

 

C'est LA plaie actuelle des aquariophiles. La cause: l'elevage intensif des poissons exotiques, l'utilisation massive d'antibiotiques pour vendre des animaux en apparence magnifiques, des animaleries qui ne font pas de quarantaine, voir qui poursuivent les traitements anti-biotiques jusqu'à la vente.

Arrivés à la maison, ces poissons privés de leur soupe anti-bacterienne et stréssés par les changements de lieu de vie tombent malade. La mortalité est énorme et extremement rapide. Le guppy, reconnu pour être un poisson idéal pour débutant est devenu en quelques années un poisson difficile à maintenir. Les nageoires commencent à disparaître progressivement, elles peuvent être totalement détruites en une seule journée, la maladie attaque alors le corps si le poisson n'est pas encore décédé.

Difficile de se faire rembourser les animaux. Un poisson parfait qui se retrouve rongé en 24 h, ça ne tient pas ! Et pourtant.

Alors que faire? Tout ce que les professionnels du circuit devraient mais ne font pas. Cest à dire, une quarantaine sérieuse pour éviter de contaminer les autres poisson, un peu de sel pour aider à l'acclimatation, de la nourriture de bonne qualité (congelée ou vivante dans l'idéal). Poursuvre si necessaire un traitement à faible dose un certain temps. Ensuite, si les poissons ont survécus, les faire rapidement reproduire afin de garder une souche solide et saine.

A DOMESTIK PARK, ce problème est totalement éradiqué grâce à une methode d'élevage non intensive, l'absence de traitements anti-biotiques systématiques et une souche saine et travaillée depuis plus de 3 ans.

 

NAGEOIRES PINCEES:

 

Il s'agit plus d'un symptôme que d'une maladie. Un traitement général et une bonne qualité d'eau arrangent bien souvent les problèmes.

 

VERS INTESTINAUX, DE LA PEAU, DES BRANCHIES:

 

Longtemps mis de côté, les vers sont source de nombreux dégâts en aquariophilie. Les symptômes sont des frottements contre le décor (démangeaisons), un amaigrissement alors que le poisson se nourrit normalement, un manque d'appétit ou un recrachement des aliments, des ouïes qui s'ouvrent largement et semblent démanger le poisson...

Il est possible d'utiliser dans un premier temps les chocs thermiques et osmotiques en esperant tuer les vers. Ensuite, on peut passer à un traitement correspondant au type de ver concerné (ces produits sont rares et souvent chers) mais le plus simple semble encore être la prévention. Nous vermifugeons régulièrement nos animaux à titre préventif (du chien à l'oiseau). Pourquoi pas les poissons? Bien que cette idée soit largement critiquée, j'ai toujours obtenu de bon résultat avec du PRAZICANTEL, vermifuge largement utilisé pour d'autres animaux.

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